• La peste ou le choléra

    Крым ou Крим ? Le monde politique international s'échauffe pour savoir si Crimée doit s'orthographier en russe ou en ukrainien. À vrai dire, leur principale préoccupation n'est certainement pas la langue qui y est parlée, ni plus globalement la vie que mènent ses habitants. Pourquoi tout cette agitation pour un bout de terre rassemblant à peine un quart de la population New-Yorkaise ? Quel intérêt ont les États-Unis à entrer en scène alors que ce pays leur est totalement étranger ? Ce n'est qu'une question de pouvoir. Les gouvernements se moquent bien de la Crimée et de sa population ; ce qu'ils cherchent, c'est à montrer leur puissance et à se faire respecter, d'où cette apparence de retour de guerre froide : l'Europe et les Etats-Unis face à la Russie. La Russie envahit militairement le pays tandis que l'Union européenne refuse le droit aux Criméens de quitter le giron de Kiev sans l'accord du gouvernement. Il est évident que ni l'un ni l'autre ne sont dans l'intérêt du peuple.

    Dans ce genre de situations, la population se retrouve en quelque sorte forcée de choisir son camp : soit on est pro-russe soit on est pro-ukrainien. Jusqu'à aujourd'hui, les populations russes et ukrainiennes cohabitaient pacifiquement en Crimée ; le déclenchement de cette crise conduit à des tensions internes qui ne profitent à personne. On en arrive à une montée en puissance des nationalismes, comme malheureusement partout ailleurs en Europe. Au lieu de lutter pour une meilleure vie, les gens dépensent leur énergie à s'isoler des autres.

    Ne serait-il pas plus profitable d'avancer main dans la main ? Plutôt que de se déchirer pour savoir qui dominera le pays, pourquoi ne pas s'unir contre la domination, qu'elle vienne de Moscou, de Kiev ou de Bruxelles ? En effet, à quoi bon choisir entre une Russie dictatoriale et militariste, un nationalisme ukrainien xénophobe et une Union européenne qui ne fera qu'imposer des plans d'austérité et des réformes économiques libérales ? Ce pays mérite mieux que cela. Le reste du monde aussi. L'humanité mérite mieux que d'être cloisonnée par des frontières arbitraires et dominée par des gouvernants ivres de pouvoir. Une Crimée libre dans un monde libre, serait-ce là une utopie ? Quoi qu'il en soit, si on se refuse à y croire, jamais cela ne deviendra réalité…

    « Si proches mais si loins de vous, les paysans suisses.Redonner du sens au travail »

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